Salvador Dalí, la délirante passion d’un génie énigmatique

01Fév13

Du 21 novembre 2012 au 25 mars 2013, le Centre Pompidou à Paris consacre au maître du surréalisme une rétrospective inédite.  Trente ans après l’exposition historique qui s’était tenue au Centre Pompidou, l’oeuvre de Dalí est abordée sous toutes les facettes.

Doué d’une curiosité et d’une intelligence hors-norme, Dalí n’a cessé de surprendre par son audace, sa sensibilité du monde, sa compréhension de l’art de manière aussi personnelle  mais aussi par ses excentricités, son mystère et son égocentrisme.

Né le 11 mai 1904 dans le nord de la Catalogne, Salvador Dalí grandit dans un milieu privilégié où la culture fait partie de son quotidien. A 18 ans, il part à Madrid et s’installe à la Residencia de Estudiantes de Madrid. Dès 1922 il découvre alors une effervescence intellectuelle riche et mondaine auprès des étudiants en arts.

Il se lie d’amitié avec Federico García Lorca qui devient son guide et son confident.

En 1930, il part à Paris. Contemplatif, il s’installe la moitié de l’année dans la capitale. Dalí se nourrit de tous les courants artistiques de l’époque mais aussi de toutes les tendances culturelles, sociales et scientifiques.

En 1940, il voyage à New York et décide d’y résider pendant 8 ans. Il fréquente l’aristocratie et la jet-set. Il partage sa vie entre les Etats-Unis, la France et l’Espagne.

Son intérêt pour le rêve et la folie ne cesse de s’intensifier. Il rencontre le cinéaste Luis Buñuel, avec lequel il partagera une grande complicité artistique. Le lien entre la vie et la mort donne à Dalí une inspiration inépuisable.

Passionné par la psychanalyse, il enrichit la théorie surréaliste et invente la méthode paranoïaque-critique.

En 1950, les découvertes scientifiques sur le nucléaire ou encore la physique alimentent son oeuvre. Il explore sa vision mystique et intuitive de la religion catholique.

Dalí ou « la machine à penser », selon Eluard.

Dessin de Salvador Dalí . Entre imagination et sexualité débordante.

L’âne pourri, 1928. Onirique et subjectif.

Dalí, avec en arrière plan un portrait de Gala, qui fut sa muse. Dalí rencontre Paul Eluard lors d’un dîner et tombe immédiatement sous le charme de Gala, la compagne du poète. Gala, qui fut notamment la muse de Max Ersnt et Paul Eluard, devint alors celle de Salvador Dalí.

L’artiste dira: « J’aime Gala plus que ma mère, plus que mon père, plus que Picasso et même plus que l’argent ». Issue du milieu intellectuel russe, Gala est, selon le maître, « une guérison psychique ». Elle nourrit ses fantasmes et son inspiration pendant plus de quarante ans.

Métamorphose de Narcisse, 1937. Le visible et l’invisible ne font qu’un. La précision des mesures et les couleurs utilisées complètent un questionnement de la vie permanent présent dans chacune de ses toiles.

Le visage de la guerre, 1940. Le peintre joue avec les formes, les visages et les corps. Il donne sa propre interprétation de la mort à travers diverses atmosphères.

Hitler se masturbant, 1973. Provocant et kitsch.

Enfant géopolitique observant la naissance de l’homme nouveau, 1943.

Très marqué par Hiroshima, son oeuvre prend une nouvelle tournure à partir des années 1940. Une sorte de renaissance artistique amène le peintre vers un univers plus religieux et mystique.

L’ascension du Christ, 1958.

La Tentation de Saint Antoine, 1946. Tout flotte miraculeusement dans l’espace.

Les efforts stériles, 1927-1928. Onirique et cosmique.

Le grand masturbateur, 1929.  » Chaque fois que je perds un peu de sperme, j’ai la conviction de l’avoir gaspillé. Je garde toujours un sentiment de culpabilité ».

Dalí en 1939.

Peintre, sculpteur, écrivain, scénariste et penseur, Salvador Dalí meurt le 23 janvier 1989 dans sa ville natale de Figueras. Il est considéré comme l’un des plus grands peintres de tous les temps et l’un des maîtres du surréalisme. Avec une aisance pionnière, il a su se détacher du conventionnel de manière subtile et inégalée.

L’artiste et son oeuvre se complètent pour former un mythe, le mythe Dalí.

« Il y a des jours où je pense que je vais mourir d’une overdose d’autosatisfaction ».



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